DES CERAMIQUES REPARATRICES DU VIVANT
Au pied de l’un des ponts qui franchissent les canaux de Sète, un bout noir, discret, est accroché à une bitte d’amarrage, au pied d’un vieux canot à moteur. On s’accroupit, on tire. Cela résiste. On insiste jusqu’à rompre ce qui accrochait et l’on remonte cinq masses organiques de la taille de gros galets, liées entre elles. On y distingue quelques anémones, des œufs de seiche. Dans l’eau, le même enchevêtrement vivant tapisse le soubassement de béton, comme s’il avait diffusé depuis la zone occupée par les galets, alors qu’un …

